dimanche 25 octobre 2015

2015-10-25 grotte du sergent

 

25.10.15 GROTTE Du sergent (saint Guilhem le désert, Hérault)

Profondeur totale : - 100 mètres environ, 4km de développement

PROFONDEUR ATTEINTE : - 90 mètres environ (siphon plein)

TEMPS PASSE SOUS TERRE : 4h

PERSONNES PRESENTES : 20 personnes dans le cadre d’une sortie découverte avec le CLPA

Accès :

Après avoir passé le pont du diable, continuer en direction de saint guilhem le désert. A un moment donné une cascade est sur notre droite, prendre à gauche juste en face. C’est un chemin de terre. Continuer toujours tout droit et se garer sur le petit parking à droite.

Ensuite un panneau indique « grotte le sergent », il n’y a qu’à le suivre. Nous longeons une rivière asséchée et à un moment donné (et c’est là qu’il ne faut pas se tromper), il faut prendre un sentier assez raide sur la gauche. Ça monte dur pendant 10 minutes environ, on sort de la rivière puis on la retrouve. Plus que quelques mètres et on atterrit en bas de la grotte du sergent. Il faudra faire une petite escalade de 10 mètres environ pour atteindre l’entrée de la grotte.

DESCRIPTION DE LA SORTIE :

Etant donné que nous étions nombreux, tout prenait beaucoup de temps, surtout l’escalade pour accéder à l’entrée de la grotte (ils ont mis une corde pour sécuriser) qui a dû prendre une heure. Arrivée à l’entrée tout le monde avait fin (il était 11h mais avec le décalage horaire, pour nos ventres il était midi !). Donc encore une demi-heure qui passe pour manger puis nous décollons enfin.

A l’intérieur de grandes galeries, c’est une randonnée qui nous attend. Pas de passage étroits mais par contre nous progressons lentement car ce sont des gros blocs par ci par là qu’il faut traverser.

A un moment donné nous croisons sur notre droite un passage qui mène au réseau nord, mais nous ne pouvons pas le prendre avec des débutants. A faire la prochaine fois, car à priori il y a de quoi s’amuser, et contrairement à ce que nous avons fait là il y a pas mal d’étroitures, mais on peut s’y perdre facilement !

Grotte sympa, pas besoin de baudrier ou de corde, sauf pour un petit passage assez raide où la corde est la bienvenue. Là aussi le fait d’être 20 personnes nous fait perdre 1h le temps que tout le monde passe, y compris la chienne de Ludo !

Donc prévoir quand même une corde de 20 mètres avec sangles.

Nous continuons notre progression jusqu’au siphon où nous ne pouvons pas aller plus loin. En période estivale l’eau n’est pas encore montée, on peut donc aller plus loin.

Attention en période de pluie cette cavité est dangereuse, elle se remplit et l’eau est crachée par l’entrée du trou.

Sortie sympa pour connaitre le club et quelques personnes, cavité à refaire en famille !

dimanche 4 octobre 2015

2015-10-04 aven de la potence

 

04.10.15 aven la potence (Viols le fort, Hérault)

Profondeur totale : -178 mètres

PROFONDEUR ATTEINTE : - 100 mètres environ

TEMPS PASSE SOUS TERRE : 3h30

PERSONNES PRESENTES : Olivier, Nadège Léa et moi

DESCRIPTION DE LA SORTIE :

 

Cavité facile à trouver, avant de rentrer dans viols le fort il faut tourner à droite direction Mas …, il faut suivre le sentier toujours tout droit, puis se garer au niveau du panneau défense d’entrer.

Ensuite seulement 10 minutes de marche d’approche avant d’arriver. Pour ne pas se perdre suivre les dolmens.

Donc Nadège et Olivier avait speedé la veille en enchainant deux trous afin de me faire le plaisir de m’emmener faire de la spéléo, et on ne rigole pas c’est moi qui équipe ce coup-ci !

Après un secours spéléo effectué il y a quinze jours j’étais super motivée mais je me traînais quand même une bonne sinusite. Même pas peur, on y va !




Décollage plus long que prévu le matin, on décide donc de ne prendre qu’un kit, on n’aura pas le temps d’aller jusqu’au bout, Olivier doit aller retrouver sa chérie qui l’attend impatiemment à la maison.
L’entrée de la cavité doit commencer avec une main courante sur amarrage naturel, suivie d’un puits. J’enchaine les boulettes, ça fait un an que je n’ai pas équipé. Nadège râle, ne comprenant pas mes erreurs, ça me stresse…mais très vite je ne l’entends plus. Olivier me suit avec patience en très bon pédagogue.






J’équipe très lentement et Olivier se fait plaisir derrière moi, il ré-équipe à sa manière. Bon beaucoup mieux que moi certes !
On ne rend vite compte que le guide d’équipement n’est pas à jour, à chaque fois on dépense plus de spits et mousquetons que c’était indiqué, heureusement qu’Olivier avait prévu un peu plus, mais pas assez si on avait voulu continuer lol.
Nadège nous suit derrière avec Léa qui se régale et progresse sans erreur sur les différents fractionnements.













Nous nous arrêterons avant le grand puits de 70 mètres pour rebrousser chemin ; de toute façon « on est à poil » comme dirait Olivier !
A la remontée je déséquipe, là pas d’erreur technique j’ai l’habitude. Je sens bien le kit qui pèse son poids, surtout dans la dernière remontée.
Malgré les erreurs qui m’auraient pénalisées direct pour un stage initiateur, j’aurai beaucoup appris de cette sortie. Il faut que je m'entraîne plus souvent surtout que cette cavité est un enchaînement de puits, pas trop compliqués, pas de passage en opposition, rien qui ne me fasse peur, elle est parfaite pour s'entraîner à équiper. La prochaine fois on y va qu’avec Nadège (car si c’est moi qui équipe ça va prendre beaucoup de temps lol) et ce coup-ci tout en bas !




 

C'est pas encore gagné mais je ne lâche rien ! 


dimanche 27 septembre 2015

2015-09-26 spéléo secours aux cazals

 

26.09.15 secours spéléo aux cazals (grotte de limousis, aude)

Profondeur totale :

PROFONDEUR ATTEINTE :

TEMPS PASSE SOUS TERRE : 10h

PERSONNES PRESENTES : équipe de 16 spéléos

DESCRIPTION DE LA SORTIE :

Et voilà on y est, mon premier secours spéléo. J’ai un peu le trac, mais bon je suis entre de bonnes mains, il y a papi, Nadège et d’autres personnes du club que je connais comme Viviane, Lionel. Et puis je connais la cavité !

Comme nous avions dormi chez papi la veille, nous sommes les premières sur les lieux, aux grottes de limousis, vers 10h. Nous voyons petit à petit les pompiers arriver, la logistique se monter. C’est impressionnant ! Dès notre arrivée on se signale à la secrétaire puis très vite on nous envoie sous terre pour équiper avec un autre spéléo. C’est en 4x4 que nous montons jusqu’au parking habituel, trop la classe ! Nous rentrons dans la cavité vers midi.

Pour l’instant la fausse victime n’est pas encore sous terre, nous descendons tous les trois et équipons normalement. Moi je suis, je réajuste un nœud pour une main courante à un moment donné et j’ai le plaisir de planter un spit, ça me réchauffe au bon moment car même si la cavité est chaude, on se refroidit vite sous terre. Depuis tant de temps nous connaissons enfin le passage pour aller à la salle des concrétions que nous n’avions jamais trouvé, lieu où sera la victime.

Derrière nous arrive la deuxième équipe, celle des pompiers qui mettent en place la communication filiaire, ils font ça avec beaucoup de précisions afin que le fil ne soit pas à des endroits gênants et pour qu’il ne soit pas endommagé.

A notre remontée nous croisons également l’équipe de désobstruction car la civière ne pourra pas passer à certains endroits.

Nous sortons après 4 premières heures sous terre, nous allons manger, boire sous la tente prévue à cet effet puis nous allons nous coucher dans la laguna mise en lit de Nadège. Je n’arrive pas vraiment à dormir mais je me repose, je suis crevée et j’espère secrètement ne pas avoir à retourner sous terre.

C’est juste derrière nous que part enfin la victime, avec l’équipe médicale. La fausse victime est la femme d’un spéléo, elle n’en a fait qu’une fois dans sa vie et est extrêmement stressée.

Vers 18h nous sommes rappelées pour retourner sous terre car il n’y a pas assez de spéléo pour s’occuper de l’évacuation. Là c’est une grosse sortie de plusieurs heures qui nous attend. J’ai une grosse baisse de moral, sans doute à cause de la fatigue, et puis je sais que je ne serai pas dans la même équipe que Nadège. Tous ces facteurs me disent « n’y va pas ». J’avais peur de ne pas avoir assez de force, mais Nadège me rassurait en me disant « tu verras une fois sous terre ça ira ». Elle me connait par cœur, je lui ai fait confiance. Et puis je me disais « c’est un secours spéléo ce sera peut-être le seul, il faut que je me donne à fond ».

Nous sommes tous prêts, mais il y a un problème de niveau d’oxygène, il nous faut attendre un peu. Le manque d’oxygène sous terre peut avoir de graves effets dans le corps.

C’est vers 21h que deux équipes distinctes d’évacuation de la civière partent sous terre. Nadège fait partie de la première équipe qui va équiper la première tyrolienne, la plus proche de la victime. Nous, nous nous occupons de la seconde tyrolienne. Je suis à bloc équipée de chaufferettes car je sais qu’il va y avoir beaucoup d’attente.

Pendant notre attente j’assiste à une mésentente de deux de mes collègues, qui n’ont pas la même manière de voir les choses pour équiper un répartiteur….ils ne font pas parti du même club ni du même département lol. Le 11 et le 66 sont décidément en guerre sur tous les points.

J’écoute et regarde attentivement comment on met en place un répartiteur et à quoi ça sert. Puis j’assiste à la mise en place de la tyrolienne. Finalement le temps d’attente ne parait pas si long car on peut apercevoir l’équipe 1 en train de communiquer et de mettre en place la première tyrolienne.

La seconde partie sera la plus active et la plus physique. Lorsque la tyrolienne arrive à proximité, les deux équipes de spéléos ne forment qu’un.

Maintenant il va falloir tracter la civière, et la victime est très stressée, il faut y aller avec douceur et la rassurer en même temps.

A un moment donné je me retrouve en haut d’un toboggan, en attente de la civière, avec un autre spéléo qui a l’air assez louche, il a fumé du chit et n’a pas l’air très clair. Est-ce que mes petits bras et son état vont suffire à remonter la civière ? Lorsqu’elle arrive je tire de toutes mes forces sur la corde, qu’est-ce que c’est lourd ! Heureusement que d’autres spéléos poussent derrière.

Nous faisons ce système sur beaucoup de passages. A tour de rôle les spéléos doublent la civière afin de pouvoir la réceptionner par la suite. Je me mets souvent à la réception car je n’ai pas assez de force pour la pousser.

Nous passons plusieurs passages délicats, comme un goure où un spéléo plongera directement pour que la civière ne prenne pas l’eau ; lui en aura jusqu’aux cuisses !

Arrive maintenant le passage super étroit qui a été désobstrué auparavant. C’’est vrai qu’on y passe beaucoup mieux. Nous nous positionnons à plusieurs endroits stratégiques afin de tracter la civière tout du long.

Puis arrive enfin le passage où il faut porter la civière, plus de corde, juste les bras. La victime est légère, seules quelques personnes suffisent pour porter jusqu’à la sortie.

Je me retrouve à porter devant sur la gauche, mais je me sens déstabilisée à cause du sol instable. Je passe le relai lors d’une pause, j’ai trop peur de glisser et par cette même occasion de faire tomber la civière.

Une fois le portage commencé nous arrivons très vite à la sortie, c’est enfin fini.

Au final je n’ai pas vu le temps passer, nous sortons dans la nuit au milieu d’un ciel étoilé magnifique.

Il est tard, ou plutôt il est tôt, nous partons nous recoucher pour récupérer un peu.

Je m’emmitoufle dans les bras de ma chérie et sous ma grosse couette que j’avais emmené et je dors comme un bébé jusqu’à réveil général à 8h du matin. C’est trop tôtttttttttt !

Après un petit déjeuner vient le temps où il faut tout ranger, nous aidons les pompiers à démonter et ranger le matériel. Au final je crois qu’on leur a fait plus perdre de temps qu’autre chose, car nous avions dégonflé leurs immense tente sans enlever les piquets ni les sacs de sable. Ouppssss…..

C’est dans la joie et la bonne humeur et après un discours de Monsieur Papi que s’achèvera ce secours spéléo. Evidement que j’ai déjà envie de recommencer !

Claude nous attend à la Redorte et nous fera des bons croissants au roquefort, à refaire !

samedi 15 novembre 2014

2014 spéléo gir'l, grotte de trassanel

15.11.14 GROTTE DE TRASSANEL (Minervois, AUDE)

ville : trassannel
Profondeur totale : -177metres
PROFONDEUR ATTEINTE : -177 metres
TEMPS PASSE SOUS TERRE : 9h30
PERSONNES PRESENTES : syndie, marie, elsa, nadege, moi

DESCRIPTION DE LA SORTIE :

C’est parti pour une spéléo entre filles, youhou !!!

Au vu du temps de la veille, Nad n’a pas pu faire d’initiation en falaise pour Marie et Syndie, du coup c’est au premier toboggan de la cavité (nous sommes entrées par le réseau 2) qu’elle installe un fractio afin de rappeler les manipulations.





Aujourd’hui l’objectif c’est le niveau 4 donc nous ne visitons pas les belles concrétions du niveau 2, que chacune d’entre nous connaissons déjà, nous enchaînons directement avec le P90. Elsa est en tête, suivi de Syndie, moi, Marie et Nadège.

  

 

Un peu d’appréhension pour Syndie et Marie de se mettre dans le vide en haut du puits mais elles le font sans difficulté. Cependant sans initiation la veille les passages de fractio leur posent des problèmes, certains ont un col de cygne trop court et pas de pied, ce qui est difficile pour se délonger.

Syndie consomme beaucoup d’énergie à chaque fractio et, comme je la suis de près pour valider ses manips, je lui enlève la possibilité de se servir du col de cygne. N’ayant pas installé sa pédale et avec peu de pied elle galère pour se délonger, je l’aide à le faire.

Marie se débrouille plutôt bien même si elle nous dira qu’elle a trouvé certains passages difficiles.
Nous arrivons au niveau 4 au bout de 2h30, une pause-déjeuner s’impose, tous nos ventres gargouillent sauf celui de Nadège. 

 







Puis exercice de dégagement d’équipier pour moi sur Nadège, c’est pas gagné, 15 minutes pour y arriver !!!

 

 

Ensuite nous partons découvrir de belles concrétions durant plusieurs heures, tout brille !

 

 


Durant cette explo nous devons franchir plusieurs toboggans plus ou moins pentus, qui nous font pousser des cris plus ou moins grands et un qui m’aura presque tétanisé et fait pleurer ! Satanée peur ! 

  méchant le toboggan !

  ouff on est sortie vivante !

Nous continuons nos découvertes et en sommes émerveillées !

 


 

 

 

 

 

 







Certaines escalades de toboggan s’avèrent corsées et nous font partager de bons fous rires !

 


Nous assisterons aussi à une pose « art » pour quelques-unes d’entre nous :

 

 

Après nous être baladées jusqu’au bout du bout de la rive droite brillance et majestueuse, nous suivons des balisages pour rejoindre un groupe d’hommes sur la rive gauche :o).
De balisage en balisage, nous marchons encore un bon moment dans un univers totalement différent du précédent : rien ne brille, tout est argileux et gluant, nos pieds s’enfoncent dans la gadoue, mais les salles sont immenses. Nous faisons demi-tour lorsque Nadège constate qu’un passage est assez difficile sans corde : c’est de nouveau un toboggan qui peut se descendre mais dont il aurait fallu dépenser beaucoup d’énergie pour le remonter sans corde. Et nous avons déjà beaucoup marché, si bien que personne ne dit rien lorsque nous rebroussons chemin. Je crois que tout le monde avait son compte ! (Finalement après nous apprendrons que nous y étions presque, ces hommes creusaient et déblayaient pour trouver une nouvelle salle car ils sentaient de l’air).

La marche retour se fit presque en silence, nous étions fatiguées avant même de remonter !
Arrivées au pied de la corde pour quitter le niveau 4, c’est moi qui part devant car je suis censée équiper le premier puits en double, afin d’accélérer la montée. Arrivée au fractio je me rends compte qu’il n’y a qu’un point (il m’aurait fallu une plaquette pour bénéficier d’un second point, ou d’une sangle pour réaliser un amarrage naturel, ce que je n’avais pas) donc pas de doublon de corde, je continue l’ascension, Syndie me suit. Puis Marie, Elsa, Nadège.

Très vite j’entends Syndie qui ne va pas bien, elle ne s’était jamais retrouvée en plein vide, perchée à 40 mètres de haut, et cela l’a impressionné si bien qu’elle n’arrivait plus à se concentrer pour passer les fractionnements. Malgré mes conseils je n’arrivais pas à la rassurer, elle pleurait et paniquait. De plus le pantin lui faisait trop mal au pied car elle n’avait pas de bonnes chaussures, cela n’arrangeait rien !
Nadège entendant Syndie vient à son secours et la suivra jusqu’au bout pour la remettre en confiance. Mais cette dépense d’énergie à paniquer lui coûte cher, elle est au bout de ses forces. 
C’est avec tout son mental et son envie de « sortir de ce trou de merde » et de ne plus jamais refaire de spéléo de sa vie « c’est fini c’est la dernière fois que je fais ça » qu’elle arrivera exténuée en haut du P90 ! Mais Syndie tu peux être fière de toi tu as été au bout de tes limites !

 

Quant ’à ma remontée j’ai pu la faire tranquillement et heureusement car je n’étais pas au plus haut de ma forme avec ma pneumopathie, je m’essoufflais vite. Du coup, en attendant Syndie, je pouvais me reposer à chaque fractio et c’était bienvenu !


La remontée de Marie se passa bien, on l’entendait qui récitait à chaque passage de fractio toutes les manipulations qu’elle devait faire, c’est ça une spéléo gendarme ! :o)
Je pense qu’elle était contente d’arriver en haut au vu de sa tête :

 

Bravo Marie tu t’es très bien débrouillée !

Rien à dire pour la remontée d’Elsa qui est toujours la meilleure de l’équipe, la plus belle et la plus forte :o) Ah si elle avait quatre hommes au cul lol. C’est pour ça que tu fais cette tête Elsa ??? :o)

 

Tout fini bien pour tout le monde, même si Syndie, de fatigue, ne trouvait pas comment on ouvrait la porte :o)

 


On retrouva un ciel illuminé d’étoile au bout de 9h30 d’explo, la sortie était magnifique !


On est belle hein ?